01 août 2012

Les îles éoliennes en 54 photos (4) : Salina

Salina, c'est l'île aux câpres. Voilà à quoi ressemble un câprier.


Tant qu'à faire, nous avons commandé une spécialité qui en contenait : le pane cunzato à l'éolienne (je crois, car il y en avait plusieurs sortes).

Un pour 2 a largement suffi
                                                  

Contrairement aux apparences ceci n'est pas un plat de pâtes. C'est une énorme tranche de pain toasté recouverte (généreusement!!) de pesto câpres-amandes (à refaire, un délice), de tomates cerises, d'aubergines grillées, et d'une tonne de ricotta al forno râpée, que je proposerais de rebaptiser tricotta, car il s'agit de ricotta (=recuite) cuite une 3e fois. Désolée j'avais trop faim, pas eu le réflexe de faire une photo pendant ! Il va falloir que vous déployiez votre imagination... C'est bon vous avez bien bavé, on peut passer aux paysages.

vue sur je ne sais plus quelle île (probablement Filicudi) 
                                

Notre scooter tout pourri nous a traînées non sans mal jusqu'à Pollara, petit village construit sur le haut d'un demi-cratère qui donne sur la mer (l'autre moitié s'étant effondrée dedans il y a des milliers d'années). Voilà ce que ça donne concrètement.


En bas il y avait une jolie petite plage, mais vraiment petite et sans sable,

Aggiungi didaschjalia

avec des petits abris dans la roche (dont certains à vendre!) qui faisaient vraiment troglodytiques. Fallait faire gaffe où on mettait les pieds


mais je me suis quand même aventurée un peu plus loin sur la droite


dans l'espoir d'apercevoir l'arche calcaire naturelle qui rappelle celles d'Etretat, mais... niet. On l'a vue sur tous les prospectus et cartes postales, c'est quand même rageant!! On n'a pas non plus trouvé la maison de Pablo Neruda (interprété par Philippe Noiret) dans le film « le facteur » (vous l'avez pas vu ? Moi non plus), et pourtant on a cherché. Excuse pour revenir... D'autant plus que nous n'avons pas eu le temps de visiter Filicudi et Alicudi qui sont censées être les plus sauvages et les plus dépaysantes.

23 juillet 2012

Les îles éoliennes en 54 photos (3) : Vulcano

Vulcano, ma petite chouchoute parmi les Éoliennes... On a commencé par louer un scooter chez le gars Paolo, tellement affable que c'en était presque suspect (mais en fait pas d'entourloupe). Première mission : faire le plein. Il n'y a qu'une seule station service sur l'île, alors y'a pas intérêt à la louper. Bon, après quelques détours (euphémisme), on a fini par tomber dessus :

                                 Agrandissez je vous jure ça vaut le coup

Évidemment, c'était un self service. L'état de la machine ne donnait pas franchement envie de risquer de mettre sa carte bancaire dedans, surtout qu'il n'y avait pas âme qui vive à un km à la ronde au moins.

                                C'est pas le volcan qui allait nous aider.

Heureusement, au bout de 10 longues minutes, alors que j'allais commettre l'irréparable (=introduire ma carte), un couple de touristes arrive et... met un billet dans la fente en bas. Alléluia. Ils avaient même la monnaie pour nous (car évidemment, elle ne prenait que les billets de 5, cette abrutie de machine pourrie). Ça y est, 2h après notre arrivée (j'exagère à peine), nous étions enfin prêtes à commencer notre virée. Pause pique-nique au Capo Grillo, d’où on jouit d'un magnifique panorama : en premier plan la presqu'île de Vulcanello (cf plus tard), derrière c'est Lipari (distante seulement d'un kilomètre, on aurait presque pu venir à la nage), encore derrière, Salina, et tout à gauche Filicudi. On voyait aussi Panarea et Stromboli à droite, mais l'angle de mon appareil n'est pas assez large.


Zoom sur la presqu'île de Vulcanello où se niche la « vallée des monstres » : des morceaux de magma forment des silhouettes bizarres... à condition d'avoir de l'imagination.

                                             
                                      Quasimodo ? Un sphinx ? Un lion rocker ?

 Et même si on n'en a pas, le paysage vaut le déplacement.


Après avoir fait un tour de montagnes russes sur la route sinueuse et fleurie,


nous sommes arrivées tout au sud dans le village de Gelso. Après la pause café,


trempette sur la plage de sable noir.

                                                   un cadre idyllique

On aurait dit des graines de pavot et contrairement à ce qu'on pourrait craindre, ça ne teinte pas du tout.

Une fois de plus, mon affreux gros pied fait sa star. Je lui fais croire qu'il est beau car quand on le critique il se vexe et refuse de marcher, ce qui peut être embêtant.



Les bubulles dans l'eau de mer


nous ont rappelé que nous étions sur une île volcanique et qu'il était temps de passer aux choses sérieuses : l'ascension du jeune et fougueux Vulcano (il envoie des gaz tout le temps le cochon, ça sent l’œuf pourri sur la moitié de l'île). Retour au nord de l'île, on gare les scoots, on passe devant un cactus qui nous aurait bien accompagnées,


et devant une voiture que j'aurais bien volée

                                               petite bonne femme !

 et au boulot. Vous emballez pas les gars, le Vulcano, c'est pas l'Everest.

                   Oui oui... c'est bien 800m de chemin, pas 800m de dénivelé !!


                                Incroyable mais vrai : il faut payer pour souffrir ! 

Il y avait même des pouffes qui montaient en talons hauts. Bref, en 40 minutes, c'était torché. Mais n'allez pas non plus vous imaginer que c'était une partie de plaisir. Ça monte raide, et par terre, c'est du sable. On est content de voir des panneaux rappelant régulièrement combien de mètres le supplice va encore durer.
                                       La Mounich trace, moi je traîne.



Et voilà le cratère !


Bon, beaucoup de fumée, donc j'ai fait peu de photos. Il paraît d'ailleurs que le soufre peut abîmer les fringues et les appareils photos... La preuve, le mien a fait grève 2 jours après. Pour 24h seulement, heureusement. La descente a été plus facile.

                           La preuve, je suis la Mounich de beaucoup plus près.

 Nous avons terminé en apothéose par un bain de boue sulfurique...


… dont nous ignorions les conséquences. ÇA PUE ce truc !! Et pas seulement sur le coup. Dans le bateau du retour, de Françaises nous ont demandé si on venait du bain de boue. Bah... oui ! « Ça se sent ! ». 10 douches après, une légère mais tenace odeur de soufre émanait toujours de notre peau. En fait c'est pire que l'ail cette connerie : on le transpire pendant des jours et des jours !!! Nos vêtements sont infestés, plus d'un mois après ils sentent encore malgré les lavages (nous ça va merci). Aujourd'hui encore j'ai senti mon sac à main (pourtant passé à la machine): une véritable madeleine de Proust !

PS: Oui je sais ça cafouille un peu au niveau de la mise en page mais c'est pas moi, c'est le site qui fout la pagaille en essayant de s'améliorer!!

22 juillet 2012

Les îles éoliennes en 54 photos (2) : Panarea et Stromboli

Passons maintenant à Panarea et Stromboli. Nous y avons fait une excursion d'une journée, mine de rien il faut quand même 2 heures aller, la même chose au retour... et la mer était assez agitée, un peu plus et les poissons avaient droit à mon petit dej pré-digéré.
Bon alors Panarea... C'est l'île de riches, un peu la Saint Trop des éoliennes. On n'a pas eu beaucoup le temps de s'y balader (l'inconvénient des excursions organisées)mais de ce que j'ai pu en voir, ça m'a rappelé la Grèce (bien que je n'y aie jamais mis les pieds) avec ses maisons en bleu et blanc.







vue sur le Stromboli

Ensuite, Stromboli. Dès l'arrivée on est mis au parfum :


Ça m'a rappelé le panneau de Koh Payam. La comparaison s'arrête là. A la place des noix de cajou et des bouddhas en plastique, des stands de souvenirs en pierre de lave :


Des tortues, des chouettes, des magnets (le frigo de la SDP y a échappé pour cette fois...), et bien évidemment, la Vierge et le petit Jésus dans tous leurs états (et en pierre de lave aussi, per favor).


Là aussi les maisons sont blanches... un peu salissant quand on se trouve au pied d'un volcan. Du coup elles sont repeintes tous les ans.


Pas de voitures, seulement des scooters et des « Ape », l'espèce de véhicule à 3 roues que vous voyez ci-dessus.

dans les rues pas un chat...

une edicola aux couleurs locales



Petit encart botanique : un bel hibiscus



et un cactus mammouth.



la Minouch dans la maison où a logé Ingrid Bergman pendant le tournage du film Stromboli en 1940.


Des plages de sable noir :

Si vous regardez bien, vous verrez une dame qui fait bronzette. Le petit îlot au fond, c'est le Strombolicchio, qui abrite un phare.

Bon alors, et ce Stromboli ? Le voilà vu de côté,


Nous n'avons pas pris la formule « ascension du sommet by night », (5h de marche quand même, et même pas de marchand de glace au sommet) et avons opté pour le spectacle de la « sciara del fuoco » (allée du feu) au coucher du soleil. Le bateau s'arrête une petite heure près du Strombolicchio, et de là, on voit les explosions et les coulées de laves à des intervalles de 15 minutes à peu près.
C'était vraiment impressionnant mais les conditions n'étaient pas idéales. La mer était agitée, il a même commencé à crachiner, et je n'arrivais pas à me débarrasser d'un des marins qui me contait fleurette (le relou, la présence de la Reum ne l'a nullement découragé et même l'excuse du copain n'a pas marché) sur le toit. Bon, l'avantage c'est qu'il m'a discrètement fait goûter un verre de malvoisie, vin blanc local très sucré. Pendant ce temps, la Reum luttait pour ne pas rendre tripes et boyaux (chacune son tour!) et voici tout ce qu'elle a vu des magnifiques coulées de lave :



ce pitoyable cliché qui m'a confirmé que mon appareil photo n'était pas adapté pour les paysages nocturnes, à moins que ce ne soit moi qui sois trop manche pour le régler correctement.

Je vous jure en réalité c'était vachement mieux !

Dans le prochain post, une autre île volcanique: Vulcano.

21 juillet 2012

Les îles éoliennes en 54 photos (1) : Lipari

Etape suivante : les îles éoliennes, avec la Minouch qui ne s'est pas faite prier pour venir me rejoindre une dizaine de jours malgré le train et le navion à prendre toute seule comme une grande pour la première fois. Après ma semaine de wwoofing, je l'ai récupérée à l'aéroport de Catane (sans pancarte autour du cou, dommage) et hop, direction Lipari, la plus grande des 7 îles éoliennes. Ce fut notre base pour 5 nuits. Pas parce que c'est l’île la plus jolie (ceci dit elle est pas mal quand même) mais parce que c'est celle à partir de laquelle c'est le plus facile de visiter les autres. Je vais tâcher de vous trouver une petite carte quand j'aurai internet pour que vous visualisiez mieux.

(…) Voilà c'est fait !


Tant qu'on y était, on a commencé par visiter Lipari. En scooter, parce que pour le faire à vélo, faut être maso (ou allemand). Par contre, on n'en a pris qu'un pour 2 car les prix ne sont pas les mêmes que sur les îles thaïlandaises, évidemment (une vingtaine d'euros par jour).

quand je vous dis que c'est escarpé

On a littéralement crevé de chaud, 42 degrés à l'ombre ce jour-là (ça c'est rafraîchi après, plut à Dieu). D'après les autochtones c'était une véritable température de mois d'août, exactement ce que je voulais éviter en venant en juin, quoi. Je devais à peu de choses près ressembler à cette pauvre bête haletante.



Des cactus partout, dont les fourbes épines n'ont pas manqué de se prendre dans mon châle pendant les séances photos pour aller se planter plus tard dans mes fesses, entre autres.





Les jeunes Liparotes (o questi coglioni di turisti?) taguent ce qu'ils peuvent.



Je ne pense pas que la forme de ces rochers soit naturelle, mais je l'ai trouvée jolie en tout cas.



Nous sommes passées par des anciennes carrières de kaolin (pierre qui servait à fabriquer la céramique, si j'ai bien compris)



où le paysage vert, calcaire et escarpé faisait un peu penser à l’Écosse (probablement à l'Irlande aussi mais je n'y suis jamais allée!)



Pour finir, une petite vue de la citadelle :