14 avril 2010

17. En route pour l'aventure: la péninsule du Coromandel

Après un trajet de 2h en ferry,



bye bye Auckland!

nous avons atteint l'adorable village de Coromandel-town samedi midi, sur la péninsule éponyme.


hello Coromandel! C'est moi qui ai fumé trop de kiwi ou les nuages sont vraiment plus jolis ici?

Nous avons déposé nos bagages dans un back packer hostel adorable en pleine campagne, bien loin des chambres aseptisées et impersonnelles
Voici l'adresse pour ceux qui planifieraient un voyage en Nouvelle-Zélande:
http://www.coromandeltuilodge.co.nz/


notre petit nid d'amour sous les toits à seulement 11€ la nuit par personne!

Des vélos étaient mis à notre disposition gratuitement par l'hostel (que demande le peuple), ce qui nous a permis de nous essayer à la conduite à gauche. C'est confirmé: je suis un danger public, le naturel (cad la conduite à droite) revenant au galop.
Nous avons exploré les alentours avec un casque sur la tête, législation néozélandaise oblige (alors que la ceinture n'est pas obligatoire à l'arrière).

Après un déjeuner dans une cabane tibétaine d'influence « zen ».


nous avons ravalé notre snobisme et pris le petit train du « driving creek railway ».




2 couillonnes dans un ballade-couillons


pour que vous situiez géographiquement. Ça vaut le coup de zoomer!

qui fait une boucle dans la montagne à la végétation luxuriante (pas mal de fougère, typique du coin)



en passant par des ponts, des tunnels... En plus des essences rares, nous avons pu admirer au passage des poteries et œuvres en verre



en provenance de l'atelier qui se trouve juste au départ du train.


mur des toilettes de la « Eyefull Tower » , point culminant du driving creek railway où le petit train s'arrête pour une pause paysage et pipi

Nous avons clos la journée de manière très romantique en allant contempler un...

magnifique coucher de soleil (mais pourquoi est-ce que ça ne rend jamais vraiment en photo?!)

sur une plage au sable presque fin... qui nous avons eu du mal à trouver, parce que dans ce coin-là, la mangrove occupe la majeure partie du littoral.

pour ce qui ne savent pas ce que c'est (je pense par exemple à ma sœur unique donc préférée): des arbres qui poussent dans l'eau.

Moi qui me réjouissais à l'avance des « mangos » dont nous avait parlé la réceptionniste de l'hostel...
Le lendemain, j'ai initié Anke à l'art du stop (je vous rappelle que j'ai acquis une certaine expérience en Ecosse l'été dernier)

« Tends ton bras, lève le pouce! »

Ce fut un grand succès. Je suis fière de vous annoncer que non seulement nous avons fait Coromandel Town-Whitianga en Porsche décapotable

pitié, dites-moi que vous ignoriez tout autant que moi que dans une Porsche, le coffre ne se trouve pas où on l'attend...

mais en plus nous nous sommes fait payer notre lunch. Honteux.

Après une mini-traversée en ferry et un autre coup de stop, nous avons atteint le petit village de Hahei(dont la prononciation qui s'apparente à deux joyeuses interjections m'amuse beaucoup), point de départ pour deux attractions incontournables de la région: Cathedral Cove et Hot Water Beach.
Petit village... un bien grand mot, il est composé en tout et pour tout de quelques ho(s)tels, une supérette qui ferme à 18h, un café (fermé), un resto et un magasin de pizzas à emporter.
Avec nos nouveaux amis anglais et allemand, nous sommes grimpées jusqu'au fameux « Cathedral Cove », cavité naturelle dans la roche due à l'érosion




en faisant coucou au passage aux falaises de craie.

Ça ne vous rappelle pas curieusement un certain paysage haut-normand?! Ça vaut bien le coup d'aller si loin pour voir la même chose que chez nous...

Le lendemain matin, nous avons chopé la marée basse à Hot Water Beach, plage connue pour son eau chaude censée surgir quand on creuse dans le sable mouillé.
J'ai bien dit «censée »... on a creusé, creusé, à 3 sur le même trou... de l'eau est venue, mais froide.
Qu'à cela ne tienne... nous avons transformé notre frustration en force créative et c'est ainsi qu'est née « Césarienne », qui est devenue la véritable attraction de cette plage.

admirez la finition des doigts (c'est moi qui les ai faits!) et la position du foetus...

zoom sur la tête (j'ai cueilli les cheveux)

Je vous rassure, nous avons tout de même fini par nous brûler les doigts de pied dans l'eau... il suffisait d'être au bon endroit et d'attendre que la marée soit vraiment basse... No comment.

11 avril 2010

16. Rangitoto

Kékséksa?!
Le dernier manga japonais que nous avons vu au cinéma hier soir?
Une spécialité culinaire maori?
Eh bien non... c'était la destination de notre excursion de vendredi: une île volcanique toute jeunotte au large d'Auckland, surgie il y a 600 ans seulement des profondeurs de la mer.
Petit test d'étymologie maorie:
Le nom de l'île signifie- t-il
-« ciel sanglant »?
- « mer sanglante »?
- « dent de feu »?
- « terre de feu »?
- « toto aux toilettes »?
Vous trouverez un indice dans le post précédent...
Il vous reste bien sûr toujours l'option de téléphoner à un ami ou de faire appel au public.
Après une traversée de 25mn dans un ferry rempli de touristes, nous avons doublé le balade-couillons (autrement dit le petit train qui proposait un tour de l'île) pour grimper courageusement à pied jusqu'au cratère

un cratère qui ne paye pas de mine en photo et pourtant: 60 mètres de profondeur et 200 de large

par un petit chemin jonché de pierres volcaniques



qui ont fait bien des misères aux petits petons d'Anke l'inconsciente qui avait eu la lumineuse idée de s'habiller en jupe... et ballerines.

pas bien!


bien!

Mais la vue en valait la torture.

la Sky Tower d'Auckland écrasée par mon gros doigt


de retour à l'embarcadère pour choper la dernière navette... si on la rate, c'est à la nage qu'on rentre!

Nous avons quitté Auckland samedi matin, nous voilà maintenant parties à l'aventure pour de vrai (hostel au milieu des champs, stop, ...) là où Internet est une denrée rare et chère... il faudra donc peut-être patienter un peu pour lire la suite du récit de nos pérégrinations.
Prochain épisode: la péninsule du Coromandel!

09 avril 2010

15. Bouillon de kiwi

Dès la sortie de l'aéroport, un indéfinissable parfum d'ailleurs est venu nous chatouiller agréablement les narines.
Nous avons un peu déchanté en découvrant la ville d'Auckland, pas franchement agréable avec ses grandes rues assez grises... faut dire aussi que c'est difficile de passer après San Francisco la Magnifique.
C'est encore by night que la ville a le plus de charme:

la fameuse « sky tower », tour de télécommunications emblème de la ville

Elle abrite cependant un musée très intéressant, le «Auckland Museum », où nous sommes allées nous instruire un peu sur l'histoire, la culture, la faune et la flore et la géologie du pays.
J'ai appris des tas de choses qui pourraient me faire gagner le million chez Jean-Pierre Foucault. Saviez-vous que:
-le kiwi (dans le sens volatile du terme) pond les œufs les plus gros proportionnellement à sa masse corporelle. Pff, il ferait mieux d'apprendre à voler...

comme je suis pas sûre d'avoir l'occasion d'en voir un vivant, en voilà déjà un empaillé et les fesses d'un deuxième

-l'autruche est le seul oiseau à avoir 2 orteils à chaque pied

puisque je vous le dis

-si on résumait l'histoire de la Terre en 24h, les humains apparaîtraient 3mn avant minuit

-la NZ était jadis le territoire le plus proche de l'Antarctique avant de se détacher du supercontinent Gondwana et de commencer son voyage en solitaire il y a 90 millions d'années

-Aotearoa est le nom de la NZ en maori (on parie quoi que la traduction est kiwi?!)

-dans la Genèse selon les Maori, le monde aurait été créé après que Tane a séparé ses parents Rangi (le Ciel Père) et Papa (la Terre mère) (attention, faux ami encore, Papa, c'est la maman) par leur fils Tane, ce qui aurait permis à la lumière d'entrer et à la vie de se développer...

si vous ne me croyez pas (d'accord la prochaine fois j'essaierai de mieux cadrer)

Je vous laisse potasser... Qui sait, ce savoir exclusif vous permettra peut-être de gagner un jour un voyage avec hébergement dans un habitat maori...



zoom sur un pan du mur

Sur le chemin du retour, nous sommes tombées de manière tout à fait inopinée sur une galerie exposant les œuvres d'un artiste très cynophile, Ivan Clarke, apparemment assez connu en NZ.





Si vous en voulez encore: http://www.lonelydog.com/artist

14. Bien kiwivée à Kiwiland

« It was the best flight I ever had », voilà ce que j'ai dit à l'hôtesse d'Air New Zealand à la sortie de l'avion après nos 13h de vol, et pourtant, je n'ai pas le compliment facile.
Service aimable voire rayonnant, plateaux repas plus qu'acceptables, un écran de télé pour chaque passager proposant quasiment une centaine de films (j'ai bien sûr opté pour une grosse pantalonnade), verre de mousseux servi sans que nous ayons à dégainer notre pièce d'identité...
Une des hôtesses, plus qu'adorable, s'est inquiétée de savoir si c'était notre first time by the Kiwis. Quelques heures plus tard, elle nous apporte le petit déj en disant fièrement: « Your first kiwi breakfast! » Pas l'ombre d'un morceau de kiwi (dans le sens fruitier du terme) sur le plateau repas. C'est là que j'ai commencé à comprendre qu'on se dirigeait vers une espèce de Schtroumpfland où le mot kiwi est comme un joker qui peut remplacer noms propres, noms communs, adjectifs et ptêt même verbes. Je ne suis pas sûre de cette dernière hypothèse but never mind, j'aime l'innovation et qui sait, peut-être que le kiwi (dans le sens langagier du terme) évoluera et s'enrichira grâce à moi.
La gentillesse ambulante qui m'a frappée dès le voyage en avion s'est confirmée à la sortie.
La vérificatrice de passeport ne m'a posé aucune question désagréable comme aux USA: « Why are you here???!! How long do you want to stay??!!». Ici, on vous laisse simplement entrer avec le sourire et un « bye bye Mélanie » (je n'extrapole pas).
Le chien renifleur de la douane, qui ressemblait davantage à Snoopy qu'à un redoutable molosse, s'est précipité vers nos sacs , y ayant détecté une odeur criminelle: nous avions en effet apporté des oranges, que nous avions mangées dans l'avion (pour ceux qui ne savent pas, il est interdit, comme aux USA d'importer quel fruit que ce soit, sans parler des insectes, des escargots et des cultures cellulaires). Sa maîtresse, au lieu de nous passer les menottes, s'est excusée pour lui et son odorat trop développé. Snoopy est reparti en remuant la queue.
Dans le bus, la chauffeuse n'a pas râlé pas lorsque nous lui avons agité sous le nez nos billets de 50 (à propos, 1 kiwi$= 0,5 €, extrêmement commode pour les conversions et avantageux pour le change)
Kiwi sur le gâteau: nous croisons un bus hors service qui s'excuse, portant son péché en lettres oranges sur son front « sorry, not in service ».
Après tout cela, nous ne doutions pas que notre hôte allait être adorable, et nous ne nous sommes pas trompées. Chris, un couch surfeur novice mais convaincu qui n'a quitté son île qu'une fois pour un voyage en Egypte et pour qui le couch surfing est une façon de voyager sans sortir de chez lui, fait tout pour que nous nous sentions à l'aise.



les kiwis sur la table, signe d'hospitalité? Ce qui est sûr, c'est que j'ai fait son sort à l'un d'eux (cf photo page d'accueil) et que l'arôme n'est pas comparable avec celui des kiwis européens.


Je ne kiwite pas un mot de ce que nous raconte notre hôte, je passe mon temps à hocher le kiwi en souriant kiwiment et en disant (ki)oui (ki) oui, telle Mounich à Bonn... Je pense que c'est une question de kiwitude, je vais me faire à l'accent, mais pour l'instant, c'est kiwicile.
Un exemple: il parle de « motorbike », je comprends « mud box »(littéralement: boîte à boue).
Les malentendus phonétiques ont commencé dès l'aéroport, où un employé préposé à l'hygiène s'est enquis du contenu de nos sacs à dos: « Do you have a tint? » (voilà ce que nous avons compris phonétiquement parlant) Après une infantilisante séance de mime, nous avons compris qu'il voulait savoir si nous transportions une tente...
Bon, assez ergoté sur la gentillesse des Kiwis et les arcanes de leur langue... je suppose que vous voulez en savoir un peu plus sur le pays lui-même et voir DES PHOTOS! (autres que des kiwis en sachet)
Eh bien vous attendrez le prochain post,en cours de rédaction! ;- D

07 avril 2010

13. Bye bye San Francisco

When? 6h13 du matin heure san franciscaine
Where? Quelque part au-dessus du Pacifique...
Je profite d'une insomnie aérienne pour rédiger ce message d'adieu à San Francisco qui me manque déjà... Nous avons décollé à 21h le 5 avril, le vol dure 13h et nous atterrissons à Auckland à 5h du matin heure néozélandaise le 7 avril. Cherchez l'erreur.
J'ai mis longtemps à comprendre mais ça y est. Et vous?! Pour les matheux, j'ai d'autres problèmes sous le coude... Il suffit de demander.
Ce post sera un pot-pourri de tout (enfin, plutôt d'une partie) de ce que j'ai oublié de dire dans les autres. Ne cherchez donc pas de subtiles transitions là où il n'y en a pas...
San Francisco, tu me manques déjà!

Tes maisons colorées avec leurs bow-windows



tes indications aussi sympathiques et souriantes que tes habitants




la voix dans le BART train qui annonce la prochaine station avec un tel enthousiasme qu'on en éclate de rire (désolée, pas d'enregistrement), surtout quand on arrive tout droit d'Allemagne où les annonces dans le train s'apparentent à des engueulades

le « how are you doing » du commerçant qui certes se fout de ta réponse comme de l'an 40, mais never mind, et le « thank you honey » de la serveuse que tu ne connais ni d'Eve ni d'Adam.

l'odeur de haschich qui vient vous chatouiller les narines à chaque coin de rue, en particulier dans le quartier hippie de Haight Ashbury aux enseignes interpellantes





tes magasins de lingerie dont seuls les francophone avertis peuvent comprendre les subtilités de l'enseigne



tes accessoires de mode d'un ridicule achevé et d'une inutilité absolue





tes mouettes insolentes qui viennent éhontément picorer dans le cheese cake de tes touristes



tes magasins de bonbons







ton découpage quadrillé qui permet même à des nulles en orientation comme nous de s'y retrouver

tes pentes tellement abruptes qu'une fois en voiture, Hiro a freiné net, croyant que la route était terminée et que nous allions tomber dans un ravin ou dans la mer

tes trajets en bus qui valent tous les tours de grand 8 du monde (c'est d'ailleurs ptêt pas pour rien qu'un de tes quartiers s'appelle Russian Hills)

ton Union square, salle d'expo en plein air





tes tableaux éphémères et saugrenus



ta façon de me souhaiter la bienvenue



tes restaurants originaux

Sert exclusivement des spécialités à base d'ail.


Et de VRAI ail!

tes cinémas qui passent des gros nanars que M6 ne voudrait même pas diffuser en 2e partie de soirée


Nous avons hésité entre ça et un film oscarisé sur la guerre en Irak, partagées entre l'envie de nous divertir et l'ambition de nous cultiver... Devinez ce qui l'a emporté. Au moins, on a compris toutes les finesses du scénario.

Tes gentils habitants qui ont le coeur sur la main et ouvrent leur porte sans préjugé à des individus du monde entier



Notre hôte sur le toit de la maison avec la journaliste hongkongaise, l'instit suisse, la pâtissière norvégienne et... la blogueuse allemande sur le toit de l'immeuble où nous avons logé pendant 2 semaines. Admirez la vue sur le Golden Gate Bridge... on pouvait voir aussi Alcatraz à droite, mais impossible de tout avoir sur une photo!

MERCI Emmanuel, tu as énormément contribué à la haute qualité de notre séjour.
We already miss you!