18 mai 2010

38. Un samedi à Byron Bay

Après « nage avec les dauphins », « flirt avec les requins »?

Devant une si belle plage que celle de Byron Bay, je n'ai pas pu résister à la tentation d'une baignade matinale....

encore un petit-dej dans un cadre idyllique

D'abord, les préparatifs. Ce n'est pas rien.
1) tressage et remontage des cheveux
2) tartinage intégral à l'écran total
3) enfilage de la veste de baignade de Nori qui combine les avantages de tenir chaud et surtout de protéger du soleil mon dos sensible.
Puis l'entrée dans l'eau merveilleusement tiède. « It's a bit chilly », m'avait prévenue Nori. On voit bien qu'il n'a jamais pris de bain de mer en Bretagne.

J'ai beau être une grosse tache et en faire de multiples, je ne suis malheureusement pas multitâche.
Résultat, j'étais tellement occupée à guetter au loin si je ne voyais pas un aileron et à vérifier qu'aucun calamar bleu (2e danger mortel) ne rôde dans l'eau transparente que je n'ai pas vu LA vague arriver.
En plus de l'obligatoire buvage de tasse par la bouche et le nez (au moins j'ai les sinus propres maintenant, toujours voir le positif), j'ai eu droit au nettoyage au karcher de mon oreille gauche...
Je suis restée 10 minutes sur le flanc, persuadée que j'avais le tympan percé et que j'aurais mal toute ma vie et que peut-être même que je mourirais.
Un quart d'heure après, j'étais de nouveau en train de tenir tête aux vagues. Les doigts dans les oreilles, cette fois-ci. Pas folle, la guêpe.

A la fin de la journée, nous étions tous les 3 épuisés. Pour des raisons différentes et plus ou moins convaincantes.
Anke était allée à un cours de yoga (convaincant), j'avais fait la moitié des magasins de la ville pour trouver des tongs* (moins convaincant) (mais c'est moi qui avais nagé le plus longtemps le matin), et Nori avait passé 2 heures à pêcher (encore moins convaincant)
Le pauvre... il a essayé de nous démontrer par a+b que la pêche est une discipline épuisante mais il a eu du mal à se faire entendre. Avant de pouvoir ouvrir la bouche, il a dû subir nos sarcasmes(«  Aaaaah, je suis é-pui-sée, j'ai mangé une glace! » ) et même ceux d'un Hollandais rencontré dans la rue, auquel nous avons expliqué les raisons pour lesquelles nous n'étions pas en état de sortir ce samedi soir. Notre pauvre pêcheur s'est fait railler pendant 10 minutes non stop et fait traiter de « lazy bastard » par ce dernier...
Trêve de moqueries, Nori mérite quand même que j'expose ses arguments.
D'après lui, la pêche demande de gros efforts de concentration. Il ne s'autorise pas à lire en même temps car ça minimise les chances d'attraper un poisson (si j'ai bien compris il vaut mieux garder les 2 mains sur la canne à pêche). Du coup, il a maximisé les chances... et a quand même chopé un poisson, nous-a-t-il dit. Bon, je me suis dit, s'il continue dans sa lancée , au bout de 3 jours, on a un dîner. Lentement, mais sûrement. Ce qu'il avait omis de préciser, c'est que son poissonnet n'avait pas la taille réglementaire minimale... et qu'il a dû le relâcher.
Du coup, ça s'est terminé au resto où j'ai frôlé l'over-dose de poisson (qui serait une belle mort, remarquez).

la photo ne rend pas bien la taille indécente de ce plateau de la mer pour 2. En contrepartie, on voit très bien les morceaux d'oignon rouge qui, comme en NZ, sont partie intégrante de chaque salade.

*Au moins, mes recherches furent fructueuses. On peut en entrapercevoir le fruit sur la première photo de ce post.

En ce qui concerne la ville de Byron Bay (nommée d'après le grand-père du poète, un pote de James Cook) (encore lui!!), elle est très agréable, gentiment alternative. Ce n'est plus ce que c'était d'après Nori qui a fait ses études pas loin de là, mais ça nous a bien plu quand même. Le genre d'endroit où on pourrait farnienter des semaines entières... si on n'avait pas tant d'autres choses à voir et si peu de temps.
Je clos ce post avec la photo du pigeon punk aux yeux rouges, allégorie de la ville.

Pigeon pour le côté touristique, punk pour le côté alternatif, yeux rouges pour le côté festif et coloré...

17 mai 2010

37. Chamallows, koalas et plumes à pois

Mercredi 12 mai, 14h15: coup d'envoi de notre première aventure campingcaresque. Au programme: quelque 2 700 km le long du « Pacific Highway ».




Bye bye Kuara du haut du camping car. Dommage que tu n'aies pas pu te libérer de tes études une semaine pour te joindre à nous. Il y aurait largement eu de la place pour toi (ce n'est pas pour ce que tu en prends) dans le camping car, dont la superficie dépasse celle d'un appart parisien.
3 lits, toilettes, douche, cuisine équipée, télé avec lecteur DVD, courant... que demande le peuple?
Bon, nous avons quand même un peu déchanté en réalisant que la télé ne s'allumait pas quand on appuyait sur le bouton: ça ne marche que quand le camping car est branché à un point d'électricité, tout comme la prise de courant et le micro-ondes... Ça ne nous empêche pas de nous sentir à la maison. La preuve: nous avons défait entièrement nos sacs pour la première fois en 7 semaines.

Après une pause thé-devant-coucher-de-soleil (eh oui, le soleil se couche avec les poules ici... à 17h, il commence déjà à bailler... désespérant) à Nelson Bay,

si vous avez l'impression que je porte tous les jours le même foulard, ce n'est pas qu'une impression.

nous avons passé notre première soirée à Hawks Nest, de l'autre côté de la baie.
Un conseil: n'allez jamais manger dans un restaurant soi-disant asiatique hors d'une grande ville. Voici à quoi ressemblait ma chicken thai salad: une escalope nature, avec 4 feuilles de salade pas fraîche même pas débarrassées de leurs racines, 6 brins de carotte râpée et 4 dés d'ananas en boîte. Le tout accompagné d'un petit pot d'eau sucrée censée donner au plat sa touche « thai ». Sous le choc, je n'ai même pas eu le réflexe de prendre une photo. Tristement mémorable.
Heureusement que Nori a pris en charge le dessert. Il a commencé par ramasser du bois pour faire... un feu sur la plage!!




Ça vous paraît peut-être banal, mais pour moi c'était la première fois. D'où mon émerveillement de petite fille. Qui a quintuplé lorsque notre frotteur de silex nous a tendu des fines branches afin que nous y piquions des marshmallows (pardon, chamallows) à faire griller. Là non plus, vous n'allez pas me croire, mais j'ai mangé les premiers chamallows grillés de ma vie. Je me suis brûlé la langue, j'en ai fichu plein mon manteau, mais je suppose que ça fait partie du jeu, ou je me trompe?
Bref, j'ai rattrapé en une soirée des années de scoutisme que je n'ai pas faites. Merci Nori.

Après un petit dej aux cup cakes devant la plage,


esthétiquement parlant, j'apprécie les cup cakes. Gustativement parlant, c'est une autre affaire...
nous avons continué vers le Nord en prenant garde à ne pas écraser de potentiels koalas kamikazes.




Nous nous sommes arrêtés pour visiter le « Billabong koala Wildlife Park » où on peut en voir et même en caresser des vrais.
A notre grand étonnement, ils n'étaient pas agrippés au tronc d'un arbre... mais étaient tous en train de dormir en position fœtale, lovés dans le creux entre deux branches.

N'est-il pas adorable avec ses petits yeux bridés? (qui ne le sont plus quand il les ouvre).

Ces fainéants-la dorment jusqu'à 20 heures par jour! Pourquoi? Parce qu'ils consacrent la majeure partie de leur énergie à... la digestion des feuilles d'eucalyptus qui constituent la base de leur alimentation, et même de leur hydratation. Pourquoi les feuilles d'eucalyptus sont-elles si difficiles à digérer? Parce qu'elles contiennent des substances toxiques, certes éliminées par les performants reins des koalas, mais à quel prix...
En clair, le koala est un animal un peu neuneu, qui pourrait rivaliser avec le kiwi. Il lui suffirait de changer son régime alimentaire pour avoir une vie en dehors de la digestion, tout comme il suffirait au kiwi d'apprendre à voler pour échapper à ses prédateurs.
Autre point commun avec le kiwi: il est menacé de tous côtés. Feux de forêts, maladies et, avant tout, destruction de son habitat par les humains... Bref, il ne fait pas bon être un koala par les temps qui courent.
Le guide en a réveillé un (il était temps, à 15h30... encore un qui avait trop bu de jus d'eucalyptus la veille) pour une séance photos et papouilles.


Anke ravie, la main dans le pelage crépu du pauvre animal tiré du lit.

Nous l'avons laissé se rendormir en paix pour aller embêter... les kangourous et les wallabis. J'ai eu les Spice Girls dans la tête tout l'après-midi (if wou wallabi my lover), mais j'ai enfin appris à différencier le kangourou du wallabi(et non pas wasabi comme dit Anke à chaque fois). Ce dernier est beaucoup plus petit que son cousin, entre autres. Nous avons pu pénétrer directement dans l'enclos pour leur donner à manger (un mélange de maïs et autres céréales)... ce qui ne fut pas sans péripéties. Nous nous sommes littéralement faits agresser par un kangourou vorace et dominant qui poussait des grognements de bête sauvage, envoyant promener d'un méchant coup de patte quiconque de ses camarades osant approcher de trop près les gobelets de céréales que nous tenions.
Dépêchez-vous de manger, les autres, avant que la Terreur n'arrive!


Le kangourou aurait-il un lien de parenté avec l'âne?

Euuuuh... petit wallabi, je crois que tu as un morceau sur le museau.


maman wallabi et son petit

Adorable tout ça... mais ma préférence va au kangourou albinos:

j'ai toujours eu une sympathie particulière pour les originaux...

Pas loin de la cage du wombat,

devant laquelle nous ne nous sommes pas attardés en raison de la puanteur

je suis tombée sur cette plume très prometteuse

le même motif que ma robe préférée!!!

Nous nous sommes mis à la recherche du mystérieux oiseau au plumage sixties... La déception fut de taille:

ce volatile dont je n'ai pas réussi à trouver le nom se balade en liberté un peu partout.

15 mai 2010

36. L'hospitalité japonaise à Sydney

Après un mois d'adorabilité kiwie, le retour à la normale (en terme d'amabilité) a été difficile. Les Kiwis nous avaient mises en garde: n'allez pas en Australie, people are not nice! Nous espérions qu'ils aient exagéré, la pseudo rivalité australo-kiwie les rendant injustes envers leurs pauvres voisins...
Eh bien non. Nos amis kiwis avaient dit vrai. Les conducteurs de bus nous engueulent quand on n'a pas la monnaie ou nous envoient balader quand on demande notre chemin (« I can't tell you what I don't know), les vendeuses sont revêches comme chez nous, et dans la rue, on se fait draguer lourdement après s'être faites bousculer par des gens pressés...
Ceci dit je ne veux pas prononcer de jugement hâtif: on va mettre ça sur le compte de la taille de la ville (gigantesque) et laisser une chance aux Australiens de la campagne...

Heureusement, la gentillesse de nos hôtes vient compenser toute cette rudesse.
Vous vous souvenez de notre ami japonais Hiro qui était venu nous rendre visite de Boston à San Francisco? (et que j'étais allée voir près de Boston l'année dernière). Son frère et sa petite sœur habitant à Sydney, il ne leur a pas donné le choix: « Il y a 2 amies à moi qui vont venir vous rendre visite ». Ils auraient pu râler... que nenni. Nous sommes accueillies comme des reines.
Je vous présente les deux personnages.
D'abord il y a le grand petit frère de 31 ans, Nori... quelle idée ont eu ses parents de lui donner un nom de bouffe (une algue si je me souviens bien, but I might be wrong). C'est un miracle que je ne l'aie pas encore appelé Maki, Sashimi ou Nigiri (les fans de nourriture japonaise souriront peut-être, les autres resteront perplexes). Pour l'instant, je m'en suis tenue à Niro (pas à cause de Robert de, mais de son frère) niveau déformation et je tourne 7 fois ma langue dans ma bouche avant de l'appeler pour éviter la gaffe du siècle, ce qui n'est pas idéal niveau spontanéité. Il travaille comme ingénieur à Sydney et en bon grand frère, n'attend qu'une chose avant de poser sa candidature en Afrique dans le domaine de l'aide au développement: que sa petite sœur de 22 ans, Kuara, ait terminé ses études.
Cette dernière n'est pas moins mignonne que son grand frère.
Une toute petite bonne femme en dernière année d'école de design, 35 kilos toute mouillée, 2 têtes de moins que nous, toute douce et réservée (ce qui ne l'empêche pas d'être rigolote comme tout), bref, on a l'impression d'être des éléphants à côté, voire des baleines. Elle nous propose du thé à peu près toutes les 10 minutes et je suis convaincue que si nous lui faisions part au milieu de la nuit de notre envie de manger des gencives de porc, elle courrait en acheter.
Quant à Nori, non seulement il nous laisse sa chambre et les meilleurs matelas, faisant du camping dans le salon, mais en plus, il nous demande à chaque fois la permission pour y entrer... même quand nous ne sommes pas dedans!! Le monde à l'envers...

Nous sommes restées 3 jours pour nous remettre du décalage horaire (2 heures, rendez-vous compte), profiter du calme et sympathique appart, visiter la ville, et surtout afin d'élaborer un plan pour nos 3 semaines au pays des kangourous. Je précise que fidèle à nos habitudes, nous n'avions pas ouvert le Lonely Planet avant d'atterrir à Sydney et n'avions absolument aucune idée du circuit que nous allions faire. Tout ce que je savais sur l'Australie en arrivant, c'est que c'est grand, qu'il y a des kangourous, des aborigènes et parfois des jeux olympiques.

Bon, je suppose que vous brûlez de savoir mes impressions sur la ville de Sydney... La première fut une envie de partir en courant.
Après 4 semaines dans le vide et le calme de la campagne néozélandaise, le contraste est saisissant. Forcément. Ça grouille de gens, c'est bruyant (qu'est-ce que ça va être à Hong Kong...), on se sent agressé.
Au-delà de ce choc préalable, nous avons quand même apprécié la ville. Elle se situe dans un cadre exceptionnel, c'est indéniable. Qui pourrait rester indifférent à un coucher de soleil en face du Harbour Bridge?

Ça aurait été encore plus idyllique s'il n'y avait pas eu une famille d'Allemands braillards à ma droite, une autre à ma gauche, prenant exactement la même photo que moi. Nous sommes poursuivies.

L'opéra multiconchyliforme en impose,




tout comme les gens, qui ont en général beaucoup de style.

Dimanche, Nori nous a promenées un peu, nous présentant entre autres Bondi(prononcer bondaille) Beach, la plage la plus populaire de Sydney.

surtout quand on y est

On peut y nager en toute sérénité car elle est protégée par des filets anti-requins. Cependant il faut veiller à ne pas sortir de la zone sécurisée (balisée par des drapeaux) car on peut être emporté par un mauvais courant ou se faire emboutir par une planche à voile, ce qui ne doit pas faire de bien.
Qu'avons-nous vu après? Élémentaire, mon cher: Watsons Bay! (OK, elle était très nulle, celle-ci.) Nous n'avons pas été très prévoyants. Dimanche + fête des mères en même temps = foule monstrueuse, mais la magnifique vue sur la ville compensait.


En direct du restaurant où nous avons attendu 45 mn avant de recevoir une table, puis 30 autres avant de recevoir notre plat...

A peine 100 mètres plus loin, c'était déjà beaucoup plus calme.




Ouf.
Nous avons farnienté sur la jetée en compagnie des barques.


Un drapeau allemand approximatif sur le flanc de celle-ci? Non, le drapeau aborigène.

Pour mes amis les sportifs, rubrique jogging. J'ai enfin pu m'y remettre après 10 jours d'abstinence pour cause de genoux douloureux et dos en compote. Pleine d'enthousiasme et d'énergie, je suis allée explorer les environs. Je me suis vite calmée: ce fut absolument exténuant. Jamais plus de 10 mètres de plat dans le quartier résidentiel de Lane Cove où habitent Nori et Kuara, seulement des montées et des descentes. Calamiteux. J'ai vu un panneau « bushwalk », j'ai suivi la direction, me disant que quitte à ne me taper que des descentes et des montées, autant le faire dans la forêt. C'est seulement après, quand j'ai fait toute fière le récit de mon exploit matinal, que Nori m'a appris que les sous-bois grouillent de serpents et araignées. Gloups.

Alors, nos projets pour la suite... La réalisation en a été facilitée par le bon Nori qui a pris spontanément une semaine de congé pour nous accompagner dans une partie de notre périple australien. Qui se fera... en camping car!! Un de mes rêves se réalise. A deux seulement nous ne l'aurions pas fait à cause du prix et de notre manque d'assurance au volant, mais là, avec un homme pour nous accompagner (et donc conduire la plupart du temps) et partager les frais... on n'hésite pas une seconde! J'ai écrit « partager » car c'était l'idée au départ... mais maintenant que Monsieur a payé pour la location de notre mobil home 3 étoiles, il ne veut plus entendre parler de remboursement! Very embarrassing... « Vous paierez la bouffe » nous a-t-il dit. D'accord, mais même si on fait des restos 3 fois par jours, il sortira perdant.
Je disais donc que nous sommes en partance pour un road trip d'une semaine en camping car... On va longer la côte en passant par la barrière de corail jusqu'à Cairns. De là, nous allons probablement prendre l'avion pour Darwin(Nord) puis traverser le désert en train direction « Ayres Rock », le fameux rocher au milieu du désert censé être super connu (perso, je n'en avais jamais entendu parler mais je ne suis pas une référence), et enfin retourner sur Sydney en avion. .
Nos premières impressions de car campeuses dans le prochain post...

PS: une vidéo a été ajoutée avec succès dans le post 34 (enfin!!).

14 mai 2010

35. Apologie de l'autostop

Maintenant que notre rôde-tripes kiwi est terminé (snif), nous ne sommes pas peu fières de vous annoncer que nous avons traversé l'île du nord ET du sud uniquement en stop! Ce qui a fait de nous des autostoppeuses convaincues... et contribué au développement des muscles de notre bras gauche (maintenant va falloir faire du stop dans un pays où on conduit à droite, pour équilibrer).
Non seulement c'est le moyen de transport le plus économique (et souvent le plus rapide, quand on n'attend pas 2h sous la pluie), mais en plus, c'est une excellente façon de s'instruire sur le pays (cf post 34), l'autochtone étant souvent bavard et très fier de vous montrer des endroits inconnus de la masse des touristes.




Thermes sauvages entre Rotorua et Taupo: la source d'eau bouillante réchauffe le torrent d'eau froide, donnant la température idéale pour la baignade (une quarantaine de degrés). Quoique... c'est encore un peu trop chaud pour moi.



Sur la route de Greymouth, deux Audi plantées dans le sol, dans l'unique but d'énerver/d'interpeler l'automobiliste qui passe? Notre chauffeur nous avait prévenues que les gens sont « a little bit crazy »sur la côte Ouest. Si vous avez un bon zoom, vous pourrez lire sur le panneau les vers suivants: « Welcome to all who wish me well. Anyone else can go to HELL ». Poétiquement dissuasif.

J'allais oublier le 3e avantage qui n'est pas le moindre: ça nous a permis aussi d'améliorer de manière considérable our Kiwi English, puisque la moindre des politesses, c'est de faire la conversation à son chauffeur. Non seulement nous avons fait de grands (et nécessaires) progrès en compréhension orale, mais en plus nous avons appris quelques bribes du vocabulaire spécifique. Si vous voulez passer pour un authentique Kiwi, exprimez votre enthousiasme en vous exclamant « sweet as! »(et non pas « sweet ass » comme je l'avais compris au début) ou « choice! », enfilez vos « togs »avant d'aller nager, et appelez tout le monde « bro » or « cuz »(aucune idée de l'orthographe. C'est l'abréviation de « cousin »). Ainsi, pas besoin de retenir les prénoms... Le Kiwi est rusé, et met sa ruse au service de sa fainéantise.

Mais avant tout, le stop aura été l'occasion de faire connaissance avec une galerie de personnages très hétéroclites, ayant comme dénominateur commun une grande gentillesse.
J'ai déjà évoqué, entre autres, le pharmacien blagueur, le routier marmonneur, le transporteur de moules (green lipped ou pas, l'histoire ne le dit pas), les petits retraités australiens, la vigneronne écossaise, le conducteur de bulldozer franc-maçon et le Japonais astrologue.
Ce n'était que la partie émergée de l'iceberg.... Les personnes suivantes ont également contribué à la réussite de notre exploit:
-le maçon taciturne
-le jeune web designer anglais qui s'ennuyait dur à travailler à la maison
-l'obligatoire surfer blond, bronzé et musclé
-les deux copines ergothérapeutes qui n'habitaient qu'à quelques kilomètres de l'endroit où nous tendions le pouce, mais qui nous ont prises en pitié à cause de nos mines désespérées. Elles ont eu la gentillesse de nous déposer à un endroit plus propice au stop alors que ce n'était pas du tout sur leur chemin.
-le psychologue pour personnes addictes au jeu qui a voyagé en Europe pour faire de la recherche sur le sujet
-l'employée de banque de notre âge qui après un divorce et 3 fausses couches comptait prochainement tout plaquer pour aller faire l'Asie en sac à dos.
-l'ingénieur civil qui essayait de nous vendre son fils, allant jusqu'à nous donner son numéro à Queenstown: il est beau garçon, il gagne bien sa vie, il a même un bateau.
-le petit couple allemand (lui médecin, elle vétérinaire) qui nous a prouvé que c'est possible de voyager en camping car avec un bébé de 6 mois
-le Hollandais à la double nationalité de retour au pays de son enfance pour fuir la crise
-le jeune couple anglais en voyage de noces
-la femme toute calme dont nous n'avons pas réussi à comprendre le métier (bien qu'elle l'ait expliqué deux fois), réalisant les limites de nos compétences en compréhension orale
-la Française sortie de sa Bourgogne natale pour travailler 6 ans en Espagne dans l'import-export. Maintenant elle est pour un an en NZ avec un visa « work and travel », s'est acheté une voiture et sillonne les routes kiwies, restant à chaque endroit quelques jours pour effectuer divers petits boulots allant du jardinage aux cours de français et espagnol. Ça m'a donné des idées, tout ça...
-le meilleur (ou le pire?) pour la fin: le peintre en bâtiment tongalois (tongalais?) (bref, du Tonga) (ou de Tonga?) qui parlait anglais comme un bœuf italien (arrêtons de nous acharner sur ces pauvres vaches) et n'arrêtait pas de se perdre. Il était encore en tenue de travail, c'est ce qui m'a permis de comprendre son métier. Nous avons mené un véritable dialogue de sourds. Je lui demande ce qu'il pense de l'île de sud (vu que j'avais cru comprendre qu'il y était déjà allé), il me répond, après 10 longues secondes de réflexion: « one hour, one hour and a half ». On a quand même réussi à parler un peu foot... c'est pour vous dire à quels extrêmes j'en ai été réduite. Et Anke qui ronflait sur la banquette arrière... Traîtresse.
Bien sûr, c'est précisément cette fois-ci que nous avons effectué le trajet le plus long avec la même personne... Il faut normalement 5h pour aller de Napier à Wellington, ce qui aurait déjà été trèèès long. C'était sans compter sur l'absence totale de sens de l'orientation de notre chauffeur. Il n'arrivait pas à lire les panneaux et se mettait à paniquer à chaque carrefour, du coup c'est nous qui avons dû faire office de GPS, c'est pour vous dire... Résultat: nous sommes arrivées à Wellington à minuit après 8h de route et d'innombrables péripéties.

Mémorable certes... mais pas de quoi rivaliser avec l'expérience de Maxence, un jeune Français rencontré dans une auberge de jeunesse à Greymouth: ce dernier a été pris en stop par un dératiseur qui lui a montré fièrement sa cargaison de taons morts...
A côté de ça, nous sommes vraiment des petites joueuses.
Va falloir qu'on s'entraîne encore.

34. Petite leçon de botanique et d'ornithologie

Chose promise chose due... (cf post 22… vieux motard!) Même si vous ne l'avez pas montré, je sais que vous brûliez d'impatience de voir l'authentique wharariki (prononcer farariki):



Vous ignoriez que le koala faisait partie de la faune néozélandaise? Je vous l'apprends.



Si vous avez (re)lu attentivement le post 22, vous vous demandez très certainement pourquoi le nom occidental de cet arbre est « cabbage tree » alors qu'il ne ressemble ni de près ni de loin à un chou. Parce que dans les années 1770, les hommes de James Cook qui criaient famine ont eu la lumineuse idée de faire bouillir les feuilles de cet arbre, les mangeant comme des feuilles d'artichaut qui auraient soi-disant un goût de chou (on en apprend des choses en faisant du stop!). Je ne vous confirmerai pas, nous n'avons pas encore été réduites à de tels extrêmes, ayant (presque) toujours un paquet de pain au fond de notre besace. Le wharariki est un arbre très résistant qu'on peut planter n'importe où et qui est donc très pratique pour fertiliser un terrain difficile. Nick, un de nos hôtes de la pampa (cf post 23), vouait une telle admiration et un tel respect à cette espèce qu'il comptait le choisir comme motif pour son prochain tatouage. J'ai eu du mal à le croire au début (eh oui... après des années de « leg's pulling » j'ai perdu ma tendre naïveté) mais vu sa vive réaction quand je lui ai fait part de mon incrédulité (« are you kidding me? »), je pense qu'il était vraiment sérieux. Vous imaginez un Européen se faire tatouer un chêne ou un hêtre sur le mollet? Moi non Comme vous avez été très sages, vous aurez même droit à la photo d'un autre arbre natif : le fameux arbre à lin (harakeke en maori) qui fournit aux Maoris la matière première pour le tissage:



rencontré au hasard sur le bord de la route, un après-midi de stop



Attention! Un arbre natif peut en cacher un autre!



On en apprend des choses en faisant du stop, hein? Pas seulement sur la flore native, mais aussi sur la faune du terroir. C'est ainsi que j'ai appris à reconnaître quelques zoizos locaux, découvrant par exemple que le tui n'est pas qu'une marque de bière kiwie



...qui aura remplacé la Kölsch pour la durée de notre séjour en NZ. Bière très légère, comme toutes les bières kiwies



A l'origine, c'est un volatile natif bien reconnaissable à ses bouboules blanches dans le cou (Gilles, arrête de rire grassement et donne-moi plutôt le nom scientifique de la chose) et à son gazouillement de névrosé.

Cette vidéo n'est pas de première qualité mais donne déjà une petite idée.

Pour ceux qui n'arriveraient pas à visionner la vidéo:



Sinon, je vous ai déjà parlé du peu poli kea qui, contrairement à ce que son nom peut laisser croire, n'a pas été importé de Suède mais est bel et bien natif de Nouvelle-Zélande (cf post 30). A notre plus grand regret, nous avons dû partir sans avoir vu de kiwi à l'état sauvage... La mascotte nationale est en effet en voie de disparition et il est difficile d'en voir un spécimen autrement qu'empaillé ou au mieux dans une serre. En l'absence de mammifères prédateurs, les ancêtres du kiwi moderne n'ont pas jugé utile d'apprendre à voler à leurs rejetons... aujourd'hui, la nouvelle génération s'en mord les ergots (help Gillou, on dit ergots pour un kiwi aussi?!) Le kiwi est actif seulement de nuit afin d’échapper à ses nombreux prédateurs dont la majeure partie a été importée pendant les deux derniers siècles : furets, opossums,sangliers... Même les chiens et chats s'y mettent, c'est de l'acharnement. Cependant, malgré son air bête avec son grand bec et sa démarche de pingouin, c'est un survivor!! Figurez-vous que c'est le dernier représentant de son espèce des « flightless birds" en NZ. Son défunt cousin le moa n'a pas eu la chance d'être protégé comme lui, ayant été chassé jusqu'à son extinction il y a 200 ans.



une statue commémorative qui ne réparera pas l'erreur commise par les ancêtres.



Les Maoris, qui à défaut d'avoir le sens du repentir sont dotés de celui de l'humour, ont inventé une expression traduite en anglais par « as dead as a moa ». Je vous laisse réfléchir à une traduction satisfaisante en français...

11 mai 2010

33. Spécialités kiwies (2)

Quitte à en décevoir certaines, je voudrais maintenant parler des spécialités kiwies autres que culinaires.
Le peuple néozélandais se distingue entre autres par son sens disons...original de l'écologie.
La plupart des maisons ne sont pas équipées du chauffage central mais chauffées au feu de bois (cf post 30), et beaucoup d'énergies alternatives sont utilisées: ainsi, l'électricité de la maison de Mike le botaniste de Ti Anau était entièrement fournie par l'énergie hydraulique des multiples cascades de la nature environnante. Ce qui lui donnait, d'après lui, une bonne excuse pour laisser la lumière allumée jour et nuit.
Nous avons mis quelque temps à nous adapter aux prises de courant que l'on doit allumer avant usage, et éteindre après.


laquelle est éteinte, laquelle est allumée?

Après quelques humiliations auprès des autochtones railleurs, nous avons fini par comprendre que ce n'était pas notre adaptateur qui était cassé, ni la bouilloire qui avait rendu l'âme...
J'ai été un peu choquée par le comportement de certains automobilistes qui jetaient allègrement leurs détritus par la fenêtre (et pas des trognons de pommes), malgré les touchants rappels à l'ordre sur les sacs plastiques.



Une deuxième(triste) spécialité: le trou dans la couche d'ozone. Là-bas on ne rigole pas avec la protection solaire. La crème solaire ne se vend pas en tubes, mais par bidons d'un litre.

un rigoureux tartinage s'impose avant toute rando

Mais passons à la plus remarquable spécialité kiwie qui compense largement la pauvreté culinaire et ozonesque: l'immense gentillesse qui caractérise la majeure partie des autochtones. C'est une gentillesse vraiment authentique, jamais affectée, contrairement à l'artificielle amabilité américaine: lorsque le Kiwi te pose des questions, il s'intéresse sincèrement à la réponse. Le Kiwi est aimable, serviable, désintéressé, souriant... les adjectifs ne suffisent pas pour décrire cette réalité. Il faut la vivre pour y croire.
Parfois, ça dépassait notre entendement d'Européennes bourrues. Trop de gentillesse rend la gentillesse suspecte. Les premiers jours, nous nous sommes demandé, dans certains cas d'extrême gentillesse, si c'était de l'ironie. Eh bien non. Nous avons plusieurs fois cherché la caméra cachée, mais ne l'avons jamais trouvée.
Des exemples: nous demandons notre chemin à un conducteur de bus. Ce dernier descend pour nous expliquer en détails malgré les 10 personnes qui font la queue pour monter... et patientent avec le sourire!!! Du surréel pour 2 filles habituées à vivre dans la rudesse germanique.
Autre exemple: dans une cabane de fish and chips à emporter, je commande une seule « crumbled scallop » à 2 dollars (et rien d'autre) juste par gourmandise, pour goûter (et non pas pour faire chier), alors que parmi toutes les choses frites, c'est ce qui prend le plus de temps à cuire (je ne l'ai appris qu'après coup). Le cuisinier me sert avec le sourire et me fait la conversation pendant la cuisson.
Du coup, une personne normalement aimable (et pas exagérément) passe pour un rustre de première classe. En 4 semaines, nous avons rencontré en tout et pour tout 2 personnes pas aimables. L'une d'elles n'était même pas kiwie.

Dans ce pays, l'argent est loin d'occuper la première place dans les priorités, et les différences sociales sont beaucoup moins marquées qu'en Europe. Si vous voulez faire fortune, ce n'est pas l'endroit où il faut aller. A part Auckland à la rigueur, et c'est peut-être la raison pour laquelle la ville ne nous a pas paru très sympathique.
Les Kiwis accordent aussi peu d'importance à l'argent qu'au rapport entre les études qu'ils ont faites et la branche dans laquelle ils travaillent. La majeure partie d'entre eux a changé plusieurs fois de métier au cours de sa carrière, la formation se faisant souvent sur le tas, « learning by doing ».
En témoigne le parcours de ce jeune homme qui après avoir fait des études d'écotourisme et interrompu une formation de cuisinier, se retrouve finalement conducteur de bulldozer, tout simplement parce que c'était ce qui l'attirait le plus. Ceci est valable aussi bien pour les locaux que pour les immigrés. Vous souvenez-vous de la business woman écossaise qui est venue ouvrir son exploitation de vin du côté de Queenstown?
Ce qui compte, c'est la réalisation des aspirations personnelles, qui passe avant l'argent et la reconnaissance sociale. Tout se tient.
J'ai enfin compris le sens de l'adjectif « laid back »qui apparaît à chaque page du Lonely planet: ça décrit tout simplement la conception kiwie de la vie, autrement dit rien n'est grave, tout est coooool, relax Max. Un objet qui illustre parfaitement les sens propre et figuré de cet adjectif est le fameux « lazy boy », un fauteuil large et moelleux dont on peut incliner le dossier à loisir (jusqu'à la position allongée) et qui comporte un reposoir pour les pieds. Un objet que chaque Kiwi digne de sa nationalité s'achète avec son premier salaire. Ce qui est réservé aux retraités en Europe, les Kiwis se l'accordent dès leur passage à la vie active. Ça en dit beaucoup sur leur façon de voir la vie.

Pour conclure : Kiwis... surtout, restez comme vous êtes! Et les autres, prenez-en de la graine...

10 mai 2010

32. Spécialités kiwies (1)

A la suite de réclamations de mes fidèles lecteurs (enfin surtout d'une lectrice, qui se reconnaîtra), je me sens obligée de rédiger un post sur la gastronomie néozélandaise... qui n'a pourtant rien de transcendant.

On va commencer par les classiques, très anglo-saxons:
les pies (prononcer comme le blé séché et non pas comme l'oiseau voleur) ,


fourrées en général à la viande hachée

les hamburgers, le fish and chips, la soupe de légumes infâme accompagnée d'une tranche de pain de mie même pas grillée, le « clam chowder », soupe crémeuse de fruits de mer,


celle-ci était spécialement goûteuse et le pain fait maison (rareté)


les scones,


cheese scone que je n'ai pu m'empêcher d'entamer avant de prendre la photo (Hélène me comprendra et m'enviera). Une des multiples variétés que l'on peut trouver. Ma préférence va au « date scone » (notez l'habile transition entre le salé et le sucré)

les muffins,

notez sur l'assiette l'estampille de notre chaîne préférée, le « Starbucks »local qui a le grand avantage de proposer le wifi gratuit à ses clients

le sticky date pudding,

à se rouler par terre

le carrot cake, le cheese cake (arrêtez de baver sur le clavier, copines gourmandes, sans citer de nom) et de nombreuses autres douceurs. De quoi gâter ma « sweet tooth »... dans les deux sens du terme.

Passons maintenant au « tipical kiwi »:

à côté de l'inévitable agneau, il y a le « venison ». On va voir si vous lisez attentivement mes posts. Alors c'est quoi, le venison? La photo suivante devrait fournir un indice de taille aux plus oublieux.



J'ai particulièrement apprécié les « crumbed scallops », variante un peu plus raffinée et côtière du fish and chips: noix de Saint-Jacques roulées dans la chapelure (et non pas sous les aisselles) puis frites.

pas très représentatif, je sais

Pour continuer dans le chapitre « fruits de mer », je vous présente les green lipped mussels! Littéralement: les moules aux lèvres vertes. En fait, c'est la coquille qui est verte, j'étais relativement déçue.




Ce qui n'est pas décevant par contre, c'est la taille de la moule(XXXL), dont on a intérêt à faire deux bouchées plutôt qu'une. J'ai frôlé la mort par étouffement.

Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de goûter les « kumara », frites de patate douce. Ça constitue à mes yeux une raison suffisante pour retourner en NZ.
Ce que je ne risquais pas de louper, par contre, ce sont les oignons rouges... ils en mettent PARTOUT. Si vous commandez une salade, vous pouvez être sûr d'en trouver dedans.

On saute le fromage (même pas digne de ce nom, et c'est pourtant pas faute de vaches et de lait) pour passer directement au dessert, le seul dessert typiquement kiwi: le (ou la?)pavlova. Contrairement à ce que son nom peut laisser penser, il ne s'agit pas d'une spécialité orientale mais bien néozélandaise à base de meringue, de crème fouettée et de... (ça alors!)... kiwis.

Home made par Chris, note hôte couch surfer d'Auckland! Pas mauvais.

Pour terminer sur une note plus légère: le (ou la?)feijoa, fruit local

de l'extérieur, ça ressemble à un kiwi (fruit..) épilé et ciré

de l'intérieur, ça ressemble aussi à un kiwi...


Quant au goût, le seul adjectif qui me vienne pour le décrire c'est... savonneux, comme le fromage (attention, habile transition) qui est pourtant fait à partir d'excellent lait. Ah, le lait frais néozélandais... pas comparable avec notre lavasse stérilisée qui n'a aucun goût. Dès notre premier « flat white »,

autrement dit café au lait

nous avons senti la différence. Que ce soit du « green milk »(non pas moisi mais écrémé) ou du « trim milk », on remarque tout de suite qu'il vient de vaches heureuses, nourries de bonnes herbes goûtues et variées.
Les Kiwis en font une consommation outrancière, l'achetant par bidons de 2 voire 3 litres qu'on trouve, chose bizarre, dans chaque station service. Un carburant nouvelle génération, peut-être?