25 mars 2012

Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)

Sinon la série noire continue pour la Reum. L'autre jour, elle m'a fait la frayeur du séjour (à côté de ça, le coup de la noyade, c'était rien) en faisant un roulé-boulé doublé d'un cognement de tête contre la roche en descendant les marches (plus que glissantes) d'un des temples de la pagode des parfums. Je m'attendais au pire (vu d'en haut c'était vraiment impressionnant) mais elle s'en est tirée avec une bosse, des bleus et quelques égratignures (alors que le gros doigt de pied commençait à cicatriser...) (ça, c'est une autre histoire... c'est quand elle nous a fait le culbuto en courant pour ne pas être en retard pour le bus après la pause pipi). Moi par contre, j'en ai tremblé pendant une heure !
Le soir même, elle n'a rien trouvé de mieux que de se faire éventrer son sac à main au cutter en pleine rue... et se faire piquer son porte-monnaie. Du grand art. Le sac était rempli de bric-à-brac, et ils ont trouvé immédiatement trouvé ce qu'ils cherchaient.
Évidemment, cet incident est arrivé pile-poil le lendemain du jour où j'avais réussi à retirer une grosse somme d'argent d'un coup pour nous 2 (environ 300 euros au lieu des 80 habituels, pour la même commission. Vive la City Bank). Butin : environ 150 euros.
Pour résumer : faites gaffe aux pickpockets, ils sont vraiment très forts.
Pour en revenir à la pagode des parfums, lieu du roulé-boulé, l'excursion à la journée ne fut pas de tout repos.
Nous avons d'abord dû faire 2 heures de bus pour rallier ce complexe de pagodes situé à 60 km au sud-ouest d'Hanoï. Oui vous avez bien calculé, vitesse moyenne de croisière 30km/h, quoique avec l'arrêt obligatoire de 30mn dans un grand magasin d'artisanat ça fait plutôt dans les 40, et ça suffit largement vu l'état des routes.

le paysage par la fenêtre sale du bus (et non pas des profs) (comprenne qui pourra)

cohabitation pacifique des rizières, des tombes et des temples. Au début ça surprend mais on trouve rapidement cela très joli. Je me demande juste si le riz qui pousse dans cet environnement a un cachet spécial (comme le café qui passe par la crotte des belettes, hors de prix, cf plus tard).

A l'arrivée, nous avons compris l'ampleur du fameux festival bouddhiste dont j'avais entendu parler sans vraiment penser aux conséquences pratiques. D'après notre guide, le site pouvait voir venir jusqu'à 500 000 personnes par jour le week-end... et nous étions samedi. C'est un euphémisme de dire que nous n'étions pas les seuls. Pendant le trajet en barque jusqu'au site nous avons eu droit à au moins une centaine de « helloooo ! » enthousiastes des pèlerins locaux matinaux qui étaient déjà sur le chemin du retour.

joli panorama malgré le ciel trouble

maudite soit l'Allemande (évidemment) qui me gâche ma photo avec son gros bras

vendeuse de café flottante


Le nombre impressionnant de barques sur le débarcadère laisse augurer de la cohue sur le site

Sur le chemin entre le débarcadère et l'entrée sur le site, une enfilade de restaurants que pour une fois, j'étais contente de ne pas pouvoir tester.

si je ne me trompe : une jambe de cerf, un porc-épic et une belette

cherchez l'intrus

encore plus loin dans le gore... toujours le même trio infernal

Notre récompense après la montée de quelques marches :

entrée de l'une des pagodes principales, soit la porte de Tham Quan à la pagode de Thien Tru (merci internet pour ces indications toponymiques)


là on voit encore mieux la foule... On a d'ailleurs réussi à perdre notre groupe pendant presque une heure...


adorable petit dragounet un peu plus au calme dans le jardin de cette pagode

C'est après que ça se corse. Les escaliers continuaient, continuaient, jusqu'en haut de la montagne, il crachinait, et j'étais chaussée d'une paire de tongs... qui menaçaient de rendre l'âme d'une minute à l'autre. En bonne pèlerine, j'ai quand même voulu grimper à pieds et pas en funiculaire (trop simple). Ceci dit c'est Mounich en tennis qui a fait le roulé-boulé et pas moi. Aucune justice en ce bas monde.


mes pieds crottés auront eu le mérite de provoquer l'hilarité des Vietnamiens. L'un m'a dit entre 2 éclats de rire « you look like Vietnamese farmer »

Sur le chemin parsemé de pagodes, j'ai enfin compris à quoi servent les faux billets (dollars, dongs...) qu'on voit dans un magasin sur 2 à Hanoï.

en voici une baignoire entière en train de brûler !

Au sommet de la montagne, THE grotte de Huong Tich, point d'orgue du pèlerinage.
Alors là, c'était carrément la cohue. Claustrophobes et ochlophobes s'abstenir. C'est parti pour un grand bain de foule dans la pénombre.

à l'intérieur de la grotte on peut voir l'appareil de Minouch qui essaie (avec succès) de prendre une photo aussi nulle que la mienne.

Je vous rassure, nous avons tout de même pris le téléphérique pour descendre... On avait pas trop le choix vous me direz, sinon on aurait raté la barque et le bus.
Retour sous la pluie également.

Les barques qui transportaient des Vietnamiens étaient beaucoup plus chargées que celles qui transportaient des Occidentaux. Aurait-ce un rapport avec le poids à la pièce?

J'aime beaucoup la touche de couleurs que les parapluies mettent à cette grise photo de notre retour au port.

Revenons-en maintenant au premier verbe du titre de ce post : à Hanoï, qu'est-ce qu'on boit ? De la « bia hoi » à moins de 50 centimes (cf post 73)sur des tabourets en plastique, mais surtout du CAFÉ (enfin... ca phê) digne de ce nom!! Ahhh, qu'est-ce que ça fait du bien d'en avoir du bon après les 2 semaines de Nescafé en Thaïlande  ! Mais attention, cœurs sensibles s'abstenir ! Un vrai café de cow boy, à côté, l'espresso italiano passe pour de la pisse d'âne. C'est tellement épais qu'on dirait un sirop. Moi je l'aime « sua nong », c'est-à-dire chaud avec du lait concentré sucré qu'on te met dans le fond, et c'est à toi de mélanger.



Quand c'est fait dans les règles de l'art, on te le fait sous le nez. Il faut un peu de patience mais ça vaut le coup d'attendre. C'est assez cher (en général aux alentours d'un euro) mais tellement bon...

La Mounich aime tellement ça qu'elle a failli se noyer dedans.

Ceci dit ça arrive parfois de se faire servir de l'infâme Nescafé... rageant.
Avant de partir j'ai fait le plein... j'ai pris le meilleur, celui qui passe par les crottes non pas à papi mais de belette (cf post 74 pour une explication plus détaillée).





Je réitère l'invitation (à laquelle personne n'avait répondu la dernière fois, bande de poltrons culinaires) à prendre un café chez moi... A boNN entendeur !

23 mars 2012

Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 1)

Ouf. Les températures remontent lentement mais sûrement, on a de nouveau presque trop chaud (il fait 25 degrés, quoi) bien que le soleil ne daigne pas montrer le bout d'un rayon. Au niveau sonore par contre, absolument rien n'a changé : toujours la même cacophonie qu'il y a 2 ans. Calamité numéro un : les klaxons !!! Les Viets les utilisent à tire-larigot, pour un oui pour un non, souvent pour dire « coucou je suis là » j'ai l'impression... et surtout pour me rendre folle. Non mais on n'a pas idée. La seule fois de ma vie où j'ai utilisé le klaxon, c'est quand j'ai voulu activer les essuie-glaces de la Twing' à Minooch. Il m'arrive souvent de me promener avec des boules Quies en pleine rue pour éviter de taper tout le monde ou de me mettre à hurler ou les 2 (je n'exagère pas, j'ai été plusieurs fois au bord de la crise de nerfs, demandez à la pauvre Mounich)
J'ai beau être déjà venue, pour mes yeux d'Occidentale, la rue est toujours un spectacle vivant que je ne me lasse pas de contempler. La souplesse avec laquelle les motocyclistes zigzaguent entre les piétons (ou le contraire) sans (presque) jamais en toucher un, la ténacité des vendeuses d'ananas ou de beignets, les cargaisons insolites des cyclistes ou motocyclistes... Des télés, des chapeaux,

le magasin entier

des œufs, des bananes, des packs d'eau (au moins 10x6), des arbustes, des congélateurs,

je triche un peu ça c'était à la campagne un peu plus tard

des fleurs,

là aussi, elle trimbale son fond de commerce sur son vélo

une droguerie

des familles entières... la liste est sans fin. Ahurissant. Quand je pense que je n'arrive même pas à tenir l'équilibre avec une personne derrière moi...

Toujours dans la catégorie spectacle mais d'un autre genre, nous avons assisté à celui des marionnettes sur l'eau au « water puppets theater », au nord du lac. Combats de buffles, pêcheurs qui se font pêcher par les poissons... il n'en faut pas plus pour me faire rire aux éclats comme une gosse (que je suis encore). Bref, à conseiller, d'autant plus qu'au niveau esthétique, c'est quelque chose.

malheureusement mes photos n'ont pas donné grand-chose.

En plus, ça ne coûte presque rien (de 2 à 4 euros selon la place).

J'ai déjà publié un post assez exhaustif sur mes découvertes culinaires il y a 2 ans, donc il ne me reste plus qu'à compléter avec le récit de notre nouvelle expérience gustative : nous sommes allées manger du serpent à Le Mat (ça paraît simple à prononcer mais personne ne comprenait quand on disait ça à la française, il fallait montrer le nom sur le guide avec notre gros doigt), qui est censé (d'après le guide) être un village spécialisé dans l'élevage de serpents à la périphérie d’Hanoï (ils fournissent les grands restaurants de la ville). Un village... en fait, c'est plutôt un quartier.
On a cherché le resto conseillé dans le Routard, on a retroussé nos manches et on s'est attablées.
Si on avait fait ça dans les règles de l'art, on aurait choisi notre serpent, joué avec avant, bu son sang et croqué son cœur (cf http://celine.chez.les.viet.over-blog.com/article-le-mat-le-village-des-serpents--40302220.html) avant de se le faire cuisiner mais on s'est dit que un « set menu », ce serait déjà un bon début. Surtout que mauvaise surprise, le prix avait quasiment quintuplé par rapport à ce qui était indiqué dans le routard (presque 15 euros au lieu de 3 et des poussières) , ce que le serveur nous a confirmé. Quand je lui ai demandé why, évidemment son English était no good pour m'expliquer. ARRGGG !
Du coup on n'a pris qu'un menu pour 2... et c'était largement suffisant en fait.
On a eu droit au serpent sous toutes les formes !

En soupe,

en nems, grillé, entouré de feuille de bétel (vous ne connaissiez pas ? Moi non plus. Ici ils appellent ca « là lôt »)


en beignets, avec en bonus la peau grillée

Pas de gaspillage ! Avec la graisse de serpent qui reste, on prépare un riz aux lentilles, parsemé d'oignons grillés.


Verdict : « pas fameux » a écrit la Minooch sur une carte postale sur 2, moi je serai un peu plus positive : ça dépend de la préparation. J'ai adoré les beignets et le riz au gras (de serpent!), moins apprécié la peau grillée : c'est croustillant au début, après ça fait un chewing gum. Au niveau du goût, je suis d'accord avec Mounich pour dire que ça se rapproche du poulet fermier (un peu faisandé, quoi), quant à la consistance, c'est un peu caoutchouteux, comme on peut s'y attendre.
Sur ce... bon dimanche à vous et vos tristes poulets-frites/boeufs bourguignons/blanquettes/gigots!

19 mars 2012

Sur les traces de Papi à la baie d'Along

Comme je l’annonçais dans mon post précédent, c'est en tête-à-tête avec la Nooch-mi que j'amorce la partie vietnamienne du périple.
J'avais gardé de mon premier passage à Hanoï (il y a 2 ans, posts 73-74) des souvenirs torrides et promis à Minouch qu'elle allait suer encore plus qu'à Bangkok. 90% d'humidité, 35 degrés, 10 douches par jour. J'avais oublié un détail (décidément, entre ça et les visas) : c'était en juillet et nous sommes en mars. A l'arrivée ce fut le choc... thermique. Il doit faire 15 degrés à peine, le ciel est tout gris, les gens sont en anorak (n'en feraient-ils pas un peu trop ?), on avait l'air malin avec nos robes légères et nos tongs (et les sacs à dos en plus) (et pour couronner le tout, l'énorme éventail en bois que Sarah m'a refilé)... La repère, comme aurait dit si justement ma chère petite sœur.
Là j'ai superposé tous mes vêtements les plus chauds et j'ai encore froid.
La première chose que nous avons faite en arrivant, c'est de réserver une croisière d'une nuit/2 jours dans la baie d'Along pour une sorte de pèlerinage familial. Papi, qui était petit mousse dans la marine, disait y avoir « posé sa crotte » entre 1946 et 1948 et en parlait encore plus de 40 ans après. J'avais pris ça au pied de la lettre (au sens figuré ça veut dire s'installer, le saviez-vous ?! Moi non) et voulais aller voir si elle y flottait encore (excusez la trivialité de cette blague familiale) (c'est pas ma faute c'est l'hérédité).
Au début on s'est dit que c'était pas gagné vu le brouillard.



On s'attendait davantage à voir surgir le monstre du Loch Ness que la Crotapapi.

mais le ciel s'est heureusement un peu dégagé, nous permettant, non sans émotion, d'accomplir notre mission du haut de l'île Tip Top (ce n'est même pas moi qui ait inventé ce nom débile)

la Minouch scrute l'horizon

Touché coulé ! Je n'ai pas zoomé, je préfère rester dans la suggestion.



La croisière en tant que telle a été très agréable. Un mignon petit bateau relativement luxueux

On a pris un tour relativement cher (une centaine d'euros par personne) car nous savions que « ÿou get what you payed for ». En d'autres termes, formule à 30 euros= rats, bouffe dégueu et normes de sécurité pas forcément respectées.

avec des plantes vertes sur le toit, SVP !

des coéquipiers très sympas (que des anglophones et germanophones, pour le plus grand plaisir de Minouch qui a passé son temps à hocher la tête en souriant et en disant yes yes et sinkiou pour faire croire qu'elle comprenait), un guide très compétent répondant à l'exotique prénom de Nghe (essayez d'imiter un débile mental et vous aurez une chance d'approcher la prononciation correcte) mais se faisant appeler Peter (ce qui, entre nous, ne lui allait pas du tout), et de la très bonne bouffe.
Chaque repas était un festin et une œuvre d'art en même temps.

crabes farcis, crevettes marinées sous un bouquet de fleurs taillées à même le légume, calamars frits à je ne sais quelle épice qui fait toute la différence... et ce n'était que l'entrée !

Sans parler des cocktails :

margarita au fruit de la passion ! (j'insiste sur le singulier) Le barman en vidait un frais dans le verre avant de compléter avec l'alcool.

L'atelier roulage de rouleaux de printemps était inclus dans les prestations (pas cons les cuisiniers, ça leur fait du boulot en moins!). Regardez-moi cet air jubilant. C'est touchant. Comme un enfant de maternelle qui est persuadé qu'il vient de faire un beau dessin mais qu'en fait il est affreux. Meuuuuh oui il est beau ton rouleau Minouchette.

Notez la présence de la fourchette, privilège des handicapés des baguettes (pour rattraper les morceaux -voire la totalité du rouleau- dans le ramequin de sauce)

Dommage que je n'aie pas pu prendre de photo pendant la virée en kayak (vu que j'étais moi-même dedans aussi) entre les rochers. Vous auriez vu son sourire fier et émerveillé de petite fille qui vient d'enlever les roulettes à son vélo... Bon en fait c'est l'Allemand qui faisait tout mais faut pas lui dire.
Pour clore ce post, je ne peux m'empêcher de mettre la photo de ce magnifique lapinou en coquillages qui trônait dans la boutique d'une des îles-promontoire.



Double hommage :
-à Pinou the First, mon lapin à moi impitoyablement transformé en civet par Papi il y a bien 22 ans (j'ai longtemps cru à l'histoire de la chute du clapier mais je ne suis plus dupe)
-à Pinoo the Second qui accompagna bruyamment les années de solitude de Sarah à Saint-Lô et périt il y a peu à la suite d'une longue agonie dont la cause reste inconnue. Pet (de lapin?) à son âme.

17 mars 2012

Ce n'est qu'un au revoir ma sœur, ou clôture du rideau de l'acte 1 du voyage des filles Piq Piq

Comment perdre bêtement un billet d'avion Bangkok-Hanoi qu'on a soigneusement réservé un mois à l'avance et être obligée d'en racheter un pour le lendemain au double du prix ? C'est simple : il suffit de faire comme moi, c'est-à-dire d'oublier qu'un visa est nécessaire pour le Vietnam, et de s'en rendre compte deux jours avant le départ alors que l'ambassade est fermée car c'est le week-end.
Arrrg. Une négligence qui coûte cher, d'autant plus qu'il faut ajouter les frais du visa express...
Au retour de Koh Phayam (bus de nuit Ranong-Bangkok), nous avons donc passé 3 jours à Bangkok au lieu de 2. Nous avons été contentes de retrouver les prix « terrestres (=la moitié voire le tiers des prix insulaires), un peu moins de revenir au bruit et à la pollution.
Le programme fut davantage gastrono-esthétique que culturel. Massages

rien de tel qu'un bon massage des pieds après une nuit en bus presque blanche

manucure,



faudra qu'on m'explique pourquoi un salon de beauté sur 2 s'entête à choisir ce kitchissime tableau de lapinous comme déco murale.

pédicure, coiffeur (pour Sarah), soin du visage (pour la Reum)... on aura presque tout essayé.

une enseigne devant laquelle on ne tergiverse pas. On l'a engloutie tellement vite qu'on n'a pas pris le temps d'immortaliser la belle présentation : dans une coque de noix de coco...

Nous avons quand même visité un peu. Au hasard de nos pérégrinations, nous sommes tombées sur le marché aux amulettes. Des bouddhas, des bouddhas et des bouddhas, ah tiens, un phallus, jusqu'ici, tout va bien, mais le coup des fœtus siamois, on a trouvé ça franchement gore. Je n'ai pas osé les prendre en photo mais par contre j'ai trouvé ça sur internet, c'est exactement ce qu'on a vu.



Et voici les seules explications que j'ai trouvées sur internet,

กุมารทอง or "KUMAN THONG" is a baby spirit.
The first story related to "KUMAN THONG" was found in the Thai book "KHUN CHANG KHUN PAEN" (ขุนช้างขุนแผน). The way to get a "KUMAN THONG" is quite horrible: one must get a dead foetus and burn it in order to obtain a small body. Then dark incantations are cast to insert black magic inside. The "KUMAN THONG" spirit is supposed to warn and protect his owner in case of danger. The owner must also feed and protect it.
Nowadays "KUMAN THONG" are made of wood. It often represents a little child with a hair topcut. If the owner doesn't take care of his "KUMAN THONG", power disappears from the statue.


Dans un registre un peu plus appétissant, nous sommes retournées à Koh Kred, l'île au marché et aux fleurs frites (cf post 99). On y a goûté cette fois-ci (entre autres) une spécialité déconcertante

riz aux glaçons parfumé au jasmin, avec du porc séché, un truc à l'ail et deux autres trucs absolument non identifiés. A défaut d'être vraiment bon, ca avait le mérite d'être original. Et encore, c'est la version soft où le riz n'est pas coloré en bleu ou vert.

Sinon, je sais que les temples, c'est surfait... mais on en a quand même vu un vachement beau, tout recouvert de mosaïques (c'est mon zoom qui était content), le Wat Arun...








mon angle préféré... presque aussi kitch que les lapins.

le petit frère du Wat Arun

son voisin

La larme au coin de l’œil, nous avons mis Sarah dans l'avion du retour (eh oui, il y a des gens qui bossent). Il était temps car la contamination langagière (déjà évoquée précédemment) en était à un stade avancé. Le matin du départ de Sarah, la Nich-moo nous a sorti un « putain il se sont sont fait plaiz cette nuit les stic-mou ! » qui nous a laissées toutes les 2 sur le... postérieur.
En attendant, c'est vrai qu'elles n'y sont pas allées de main morte, ces sales bestioles.

canne de la Mounich recouverte de pustules, elle en a au moins 300 sur tout le corps, mais ce serait plus drôle si ca faisait de grosses plaques rouges...